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Règles
du jeu
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Les clowns viennent chaque semaine
durant onze mois par année. Ni trop souvent,
ni trop rarement, ils se font désirer, mais
leur présence régulière rassure. |
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Les clowns travaillent toujours en groupe de deux
et se soutiennent ainsi artistiquement et émotionnellement.
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Un spectacle est improvisé et personnalisé
pour chaque bénéficiaire. Les rencontres
intimes sont favorisées plutôt que
les spectacles de groupe. |
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Le bénéficiaire décide s'il
veut ou non ses clowns-docteurs, ceux-ci ne s'imposent
pas. |
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Les clowns ne sont pas là pour épater,
pour prendre la vedette : le bénéficiaire
est le centre du spectacle, metteur en scène
ou héros de l'histoire. |
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Les artistes donnent la priorité aux personnes
référées par le personnel de
soin. |
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Les artistes tiennent un registre de toutes les
personnes visitées et remplissent un journal
de bord de leurs activités. |
Respect
Investir l’espace hospitalier ne s’improvise
pas : le plus haut respect doit être accordé
à l’hygiène, à la confidentialité
et au protocole d’hospitalisation. De plus, les
artistes s’engagent à faire en sorte que
la coordination entre les procédures et les
interventions artistiques s’établisse le
mieux possible, sans concurrence ni gêne pour
l’organisation du plan de soins. La priorité
pour les clowns thérapeutiques est de pouvoir
s’adapter avec légèreté et
doigté aux inattendus du milieu hospitalier.
L’équipe de direction artistique et psychosociale
de Dr Clown vient observer à différentes
reprises le travail et permet d’ajuster, au fur
et à mesure d’un programme, la qualité
et la pertinence des interventions en fonction des besoins
du département. Des questionnaires sont distribués
et des entrevues sont faites pour prendre plus précisément
le pouls de l'intégration des artistes. Pour
tous et chacun, le bonheur et la santé des patients
est l’objectif principal. Un code
de déontologie réglemente dans ce
sens chaque action des clowns-docteurs.
Chaos
Toutefois, malgré tout leur respect des règlements
et tout le sérieux de leur formation psychosociale,
les clowns thérapeutiques sont, et doivent toujours
rester des clowns ! Ce qu’on apprécie surtout
demeure la qualité du chaos que les clowns-docteurs
parviennent à créer en stimulant la routine
des procédures hospitalières et en redonnant
énergie et inventivité au personnel. Par
l’intégration d’un programme de clowns
thérapeutiques, le personnel doit non seulement
s’attendre avec souplesse à ce qu’il
arrive régulièrement des bévues
et des petites gaffes… mais même espérer
ce risque d’humanité, car c’est pour
cela que les clowns-docteurs travaillent à leurs
côtés.
Et le personnel ?
Pour améliorer les conditions d’un bénéficiaire,
c’est tout son environnement qu’il faut
traiter. Dans ce sens, il est du devoir des clowns-docteurs
de s’en prendre aussi aux membres du personnel
! Ceux-ci sont régulièrement suscités
à s’arrêter quelques instants pour
devenir les spectateurs privilégiés des
désopilants déboires des clowns-docteurs
ou pour s’intégrer dans le jeu avec un
bénéficiaire. Des membres du personnel
demandent régulièrement que les clowns-docteurs
rendent aussi visite à un collègue !
Collaboration artistes/personnel
de soins
Les artistes ne rencontrent pas les bénéficiaires
au hasard. Une personne de liaison nommée par
l'établissement de soins assure le lien entre
Dr Clown et le personnel de soins. Cette personne est
connue de tous afin d'entendre les bons et les moins
bons coups des clowns-docteurs. Elle assure aussi que
les artistes puissent rencontrer le personnel de soins
avant les interventions afin de connaître le pouls
du service, les besoins et les priorités, ainsi
que les caractéristiques de certains bénéficiaires.
Les artistes échangeront leurs
observations avec le personnel.
Nos artistes peuvent être invités à
faire part de leurs observations lors des réunions
régulières de l’équipe de
soins évaluant l’état médical
et psychosocial des bénéficiaires. En
effet, les clowns par les relations privilégiées
qu‘ils suscitent peuvent observer des éléments
pertinents favorisant par exemple l’évaluation
de l’état émotif ou des capacités
cognitives ou motrices d’un patient.
Les clowns ne sont pas là pour être les
« bons » qui font rire alors que le personnel
de soins serait cantonné au rôle de « méchants » qui administrent les traitements douloureux. Des professionnels
de la santé collaborent avec des professionnels
du spectacle pour offrir le meilleur soutien possible aux bénéficiaires.
Critères de succès d'un programme ?
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Qualité de la relation entre les artistes et les bénéficiaires |
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rayonnement sur l'ensemble de la famille et des intervenants |
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complémentarité de l'approche par rapport aux services déjà offerts dans l'établissement |
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acceptation par le personnel de l'implication des artistes dans les plans de soins et d'éducation |
lettres de soutien
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documentation
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