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L’établissement :
Centre de réadaptation Marie-Enfant
de l’Hôpital Sainte-Justine
5200 rue Bélanger, est
Montréal, Québec
H1T 1C9
www.hsj.qc.ca/CRME/index.asp
Réadaptation : 55 lits
Hébergement : 20 lits |
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Le programme
Grâce à la Fondation pour l’enfance Starlight Canada, Dr Clown débuta un programme à l’Hôpital Marie-Enfant, en septembre 2002. Dans ce centre de réadaptation, les enfants sont dans une situation très stable. Deux unités principales : l’unité de réadaptation et celle d’hébergement. Dans l’unité de réadaptation, les enfants, qui ont eu un traumatisme neurologique résultant d’un accident ou d’une maladie, peuvent avoir à réapprendre à marcher et à parler. Dans l’unité d’hébergement, les enfants sont multi-handicapés requérant un séjour très prolongé. Il y a aussi un service de répit qui permet aux parents d’y laisser leurs enfants pour une semaine ou deux afin de récupérer du stress causé par les soins intensifs requis par leur enfant.
Les rôles de Dr Clown à Marie-Enfant sont multiples :
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Comme bien des patients y séjournent pour plusieurs mois, les clowns peuvent apprendre à bien les connaître et à établir une belle relation avec eux. |
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Pour ceux qui sont en réadaptation, passant d’une thérapie à une autre, les clowns donnent à l’enfant un moment de relaxation et de jeu, une chance de plaisanter et d’entrer dans une communication joyeuse avec d’autres enfants et avec le personnel. |
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La physiothérapie et l’ergothérapie peuvent parfois augmenter le stress chez l’enfant. Les thérapeutes font alors parfois appel aux clowns pour les accompagner lors du traitement. Dans ce cas, l’artiste a alors un rôle de facilitation. Le thérapeute informe discrètement l’artiste du but de la session, et ce dernier trouve alors le moyen d’en faire un jeu où l’enfant accomplit la tâche requise tout en jouant. |
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On peut demander aux clowns de briser l’isolement de patients en quarantaine. Les artistes revêtent alors masques, jaquette et gants pour pénétrer dans la chambre de l’enfant en isolement. Ils lui donnent la chance de jouer et d’entrer en relation avec d’autres personnes. |
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Dans l’unité d’hébergement, où les enfants sont handicapés physiquement et mentalement, les artistes participent à de nombreux exercices de stimulation sensorielle. Parce qu’ils sont des clowns, ils peuvent souvent communiquer de façon nouvelle et différente avec les enfants, en éternuant ou en perdant leur chapeau, en chantant ou en s’enfuyant avec une chaise roulante. |
Laissons-leur la parole...
Dans les deux unités, selon notre enquête, le personnel en est venu à apprécier la présence des artistes et à les accepter, comme des membres de la famille.
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Enfants
« Ce que j’aime des clowns, c’est que l’on peut faire n’importe quoi avec eux. Ils sont drôles. On peut les costumer, c’est drôle. On peut leur faire faire n’importe quoi ! » (Samantha, 12 ans)
« Ils s’adaptent aux enfants et ça c’est le plus important ! Nous, on en veut encore ! Pour nous les clowns c’est du plus plus plus ! On en redemande ! » (une préposée en hébergement)
« Et puis même, quand les jeunes oublient les thérapies, c’est que c’est bon ! Ils s’amusent ! » (une préposée)
« C’est long d’être ici pour les enfants. Parfois c’est toute l’année. V. par exemple ne va pas à l’école… cela les occupe de voir les clowns. Quand ils ne savent pas quoi faire d’eux autres, alors avec les clowns ils peuvent faire quelque chose, ne pas penser à leur handicap. » (une préposée)
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Parents
« Les clowns c’est quelque chose d’indispensable pour nos enfants. Il faudrait l’institutionnaliser. Indispensable c’est le seul mot que je peux donner. » (Monsieur J.)
« Pour moi, c’est une nécessité. Je sais que d’habitude, c’est bien de critiquer, mais là j’aime tout ! Rien ne m’a choqué comme comportement. Tout est positif. » (Monsieur S.)
« Je pense qu’il devrait y en avoir dans tous les hôpitaux ! » (Madame T.) |
associations
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Montréal pour enfants
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